Au temps des rois absolus, la majorité de la population du royaume vit et travaille à la campagne. Il existe des paysans aisés mais la plupart des habitants des villages vivent pauvrement ; Ils constituent pourtant la richesse du royaume. Le paysan paie l'impôt au roi : la taille, au curé : la dîme et il doit des redevances au seigneur. L'agriculture ne suffit pas toujours à nourrir une famille de paysans, si la récolte est mauvaise ou les impôts trop lourds, c'est la misère.
Famille de paysans XVIIème siècle
Des progrès très lents Dans les campagnes les techniques agricoles ne progressent pas : en cas de mauvais temps, les récoltes sont insuffisantes et de terribles famines provoquent épidémies et mortalité. Dans de nombreuses provinces, les paysans se révoltent et sont massacrés par les troupes royales. Les outils : La charrue au coutre et au soc de fer pour les grandes plaines. L'araire en bois avec un mauvais soc de fer qui égratigne le sol. La herse : après avoir semer les grains on les enterre en passant la herse. La faucille scie les blés assez haut. Les déchiffrements progressent à la fin du 17esiècle, des marrais sont asséchés. Les rendements augmentent
Moisson et battage Au XVIIème siècle CLIQUER sur l’image pour l’agrandir
Une vie difficile Quelques riches laboureurs qui exploitent de grandes propriétés dans le Bassin Parisien et cultivent le blé habitent des fermes construites en pierres, mais le paysan a souvent une chaumière à base de murs en torchis, dont le chaume descend presque jusqu'à la terre. Une pièce unique de terre battue rassemble les hommes et les bêtes. On se nourrit de soupe, de pain, de seigle, de fèves, un peu de laitage et quelques fruits. L'artisanat complète les revenus de la terre. Les paysans sont aussi charrons, charpentiers, forgerons … L'artisanat le plus pratiqué est le filage et le tissage à domicile : les femmes et les filles filent et les hommes tissent. Ces tisserands dépendent d'un marchand de la ville qui leur distribue le travail et achète le produit fini contre de maigres salaires.
Le repos du tisserand XVIIème siècle CLIQUER sur l’image pour l’agrandir
Les cultures
Les meilleures terres sont consacrées aux céréales. A cause du manque d'engrais, les paysans laissent au repos une partie de la Terre. C'est la jachère, c'est à dire qu'une année sur trois on ne cultive pas pour laisser la terre se reposer.
Les cultures : Les céréales : les céréales servent à nourrir les gens, à faire le pain et la bouillie qui constituent la nourriture.
Les pommes de terre : les pommes de terre se répandent assez vite et les famines sont moins fréquentes.
Le maïs : le maïs améliore l'alimentation du bétail.
Le village Du 16e au 18e siècle, plus de 8 Français sur 10 habitent à la campagne. Le village dépend d'un seigneur noble, religieux ou bourgeois qui vit à la ville ou à la cour. Une grande partie des terres appartient aux nobles et aux bourgeois. Le curé tient les registres paroissiaux. L'église est un lieu de réunion pour l'ensemble du village. Les fermiers louent des terres et paient une redevance au propriétaire, les métayers donnent une grande partie de la récolte, les laboureurssont assez riches pour posséder une charrue et un attelage. Les manouvriers sont de plus en plus nombreux. Il se louent à la journée puis il filent ou tissent pour les artisans.
Le noble et le paysan XVIIème siècle CLIQUER sur l’image pour l’agrandir