Pendant tout le XVIII ème siècle, l'agriculture ne fait pas de grands progrès car les outils restent les mêmes. Beaucoup de champs sont encore labourés à la bêche et à la houe , la moisson se fait toujours à la faucille et le blé est battu au fléau, toutes ces opérations sont longues et demandent beaucoup de bras .
Quelques nouveautés
Les gros propriétaires veulent accroître leur profit et tirer davantage de revenu de la terre. Le gouvernement favorise les défrichements qui permettent d'augmenter les superficies cultivées ; les landes diminuent donc. La culture du maïs se développe dans le Sud Ouest de la France, ce qui apporte d'avantage de grains aux paysans. Vers la fin du siècle, c'est la culture de la pomme de terre qui est la grande nouveauté. A partir des années 1780, sa culture s'étend sur tout le pays mais elle devient un légume courant qu'au XIX siècle. Au lieu de laisser leurs terres en jachère une année sur deux ou une année sur trois, les gros propriétaires sèment du trèfle ou de la luzerne et peuvent ainsi nourrir des troupeaux plus importants.
Un peuple de paysans
La France reste un pays d'agriculteurs où quelques dizaines de milliers de gros propriétaires et de fermiers possèdent et cultivent la plus grande partie des terres. Des millions de petits paysans ne possèdent que quelques parcelles, très peu de matériel, très peu d'animaux de ferme et vivent dans la crainte perpétuelle d'une mauvaise récolte qui fait le blé cher.