Au XVIII siècle, les familles ont en moyenne cinq enfants, c'est-à-dire beaucoup plus qu'aujourd'hui. Un enfant sur quatre meurt avant un an, un autre encore entre un et vingt ans. Il n'y a donc que deux enfants sur quatre qui arrive à l'âge adulte. Il faut deux enfants pour faire un homme. C'est aussi l'époque où on est vieux à cinquante ans et où les petits-enfants n'ont guère de chance de voir leurs grands-parents qui, la plupart du temps, sont déjà morts quand ils arrivent au monde.
Une famille de paysans
: Cliquer sur l’image pour l’agrandir
Une population qui grandit.
Vers 1700, la France compte environ19 millions d'habitants et ce chiffre reste le même jusqu'en 1720. Après cette date, la population grandit d'abord lentement puis beaucoup plus rapidement après 1740. En 1789, la France compte 26 millions d'habitants, il n'y avait eu une aussi forte augmentation durant les siècles précédents. Cette population vit surtout dans les campagnes. A la veille de la révolution, moins de 20% des Français, vivent dans les villes.
Jeune mère allaitant son enfant
Malades et maladies.
Le XVIII siècle n'a pas connu de grandes famines ni de grandes pestes. Mieux nourrie, la population a mieux résisté à la maladie malgré des conditions d'hygiène encore mauvaises. La typhoïde, par exemple, exerce de grands ravages, surtout l'été, car on boit l’eau des mares en de nombreuses régions. L’hiver, par contre, ce sont les épidémies de grippe qui font mourir les personnes âgées.
Une maladie terrible, la variole, continue à frapper les enfants. Ce n'est qu'à partir de 1796 qu'on pourra lutter contre elle en vaccinant les nourrissons.
Un nouveau genre de vie
Depuis les grandes découvertes, les habitudes alimentaires se sont modifiées pour les plus riches. Le chocolat, le café, et le thé sont des boissons fort appréciées, de même que la consommation de sucre de canne et de nouveaux légumes comme l'artichaut. C'est au XVIII ème siècle que naît la gastronomie, mais dans les milieux paysans, la soupe, faite de pain, de légumes et de lard, reste l'essentiel de l'alimentation. Les cafés et les restaurants se multiplient, en ville, Ils offrent un éventail de plats préparés à choisir. Ils deviennent les rendez-vous préférés des philosophes et des artistes.