Bientôt les paysans se soulèvent dans de nombreuses régions. L'annonce de la révolution parisienne arrive dans les campagnes où l'on dit que les nobles et le roi, pour défendre leurs privilèges, ont engagé des brigands qui dévastent tout. On s'arme c'est la grande peur qui entraîne des violences. Des châteaux sont pillés, des registres concernant les droits seigneuriaux sont détruits. A Paris, les membres de l'Assemblé national ont peur pour leurs biens et leurs familles restées en province. La nuit du 4 août 1789, les députés votent l'abolition des privilèges, de la dîme et quelques droits seigneuriaux.
Abolition des privilèges Le 4 août 1789 Cliquer sur l’image pour l’agrandir
Le retour du roi.
A l'automne, des difficultés de ravitaillement alarment Paris. Le peuple a peur que le roi resté à Versailles subisse l'influence des nobles qui le poussent à résister. Le 6 octobre 1789 le roi est ramené de force à Paris avec sa famille et on l'installe au château des Tuileries Le voilà prisonnier du peuple parisien. L'Assemblée vient aussi à Paris, mais des nobles, craignent le pire et commencent à gagner les pays étrangers : ils émigrent.
Marche sur Versailles Cliquer sur l’image pour l’agrandir
Louis XVI coiffé du bonnet rouge boit à la santé de la nation
Deux années de calme. En moins de deux ans, l'Assemblée accomplit une œuvre gigantesque. Elle transforme l'administration, supprime les provinces, crée les départements, les arrondissements, les cantons et les communes, rédigent une Déclaration des droits de l'homme et du citoyen qui proclame que tous les hommes sont égaux. Plus d'intendants au service du roi, mais des fonctionnaires et des juges élus. Moins d'impôt, et payé par tous. Pour trouver de l'argent, on confisque les propriétés du clergé. Les biens d'église et des couvents sont vendus. Le 14 juillet 1790, c'est le premier anniversaire de la prise de la Bastille, une grande fête, la fête de la Fédération, réunit à Paris des délégués de toutes les provinces de France.